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Jesus: The Salt of the Men

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Summary

Sous un soleil impitoyable et un ciel désespérément muet, Jésus a rendez-vous avec sa propre mort. Le pas harassé, l'épaule chargée de l'instrument auquel ses bourreaux le pendront tout à l'heure à l'aide de clous, il va sous bonne escorte vers son trépas. Afin de détourner un peu sa conscience de ce qu'il endure sur son chemin de peine, il s'entretient avec lui-même tout en marchant. C'est le récit de ce soliloque que je vous propose de découvrir ici. Peut-être, pendant votre lecture, entendrez-vous alors l'écho de cette voix intérieure se répercuter de proche en proche parmi les paysages de votre esprit, de votre âme et, sans doute aussi, de votre cœur. Car Jésus, avant d'être transfiguré par la religion en une icône spirituelle qui scintille désormais au firmament des chrétiens, merveilleuse étoile tutélaire qui renseigne les fidèles sur les chemins de vie qu'il leur faut suivre pour ne point s'égarer ni se perdre parmi la complexité d'un monde enténébré de surcroît par la corruption et la violence sous toutes leurs formes, fut un être de chair et de sang, pétri de pensées, de sentiments et d'émotions, comme quiconque en somme. Cependant, au-delà de cette ressemblance que nous partageons tous et toute avec lui, il était assurément un être d'exception sous l'occupation romaine de la Palestine d'alors, un leader charismatique non-violent, épris de liberté et de justice sociale, dont l'amour qu'il vouait à son peuple peut de toute évidence se définir ainsi : l'amour est l'obsession de l'autre, cette possession de soi par la présence de l'autre en soi. À travers une telle définition de l'amour pour autrui, ne devine-t-on pas l'image de Jésus intimement mêlée aux images de "Mahatma" Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela et, plus proche de nous sur l'échelle du temps qui passe, de Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, qui s'opposa sans relâche au régime dictatorial en place en Birmanie ? D'ailleurs, en raison de la considération que m'inspire cette dernière, je l'appelle respectueusement en moi-même l'Amandier de Rangoon, me référant pour ce baptême-là à l'essai d'Albert Camus intitulé "Les Amandiers".

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