You are on page 1of 16

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

Les limites de la connaissance philosophique

Connaître signifie se rendre compte de quelque chose et pour il faut l'existence de deux éléments qui s'opposent et qui ont besoin mutuellement l’un de l’autre. Ces deux éléments entre lesquels on établit la relation cognitive sont le sujet qui connaît et l'objet connu.

Le sujet qui connaît est tout être qui a la capacité de se rendre compte de quelque chose, c'est-à-dire, qui a un certain degré de conscience. En ce sens, les animaux aussi peuvent connaître, mais leut connaissance ne transfère pas les limites de ce qui est sensible. L'être humain, toutefois, en plus de connaître de manière sensible, connaissance de choses concrètes qui impressionnent ses sens, comme cette maison, cette voiture, cet arbre, cette femme qui passe par la rue, peut connaître de manière abstraite, intellectuelle ou conceptuelle.

Les concepts sont des signes mentaux qui représentent les choses de manière universelle et abstraite. Ils sont des représentations universelles, parce qu'ils peuvent être appliqués à chacun des éléments qui appartiennent à une certaine classe. Et ils sont abstraits, parce qu'ils représentent les choses en se passant de leurs notes exclusivement individuelles. Ainsi, quand nous parlons de maison, voiture, arbre, femme nous ne nous référons pas à la réalité individuelle et concrète de certaines maisons, voitures, arbres ou femmes, mais aux propriétés communes et définitoires de l'organisme particulier de toutes les choses qui peuvent être identifiées comme maisons, voitures, arbres ou femmes.

L'objet de la connaissance est tout ce dont nous pouvons nous rendre compte. D'abord, nous nous rendons compte de nos expériences immédiates et des objets qui les causent. Mais nous pouvons aussi nous rendre compte d’idées, de jugements, de croyances… De toutes ces choses nous pouvons nous rendre compte d'une manière immédiate, sans avoir besoin de recourir à aucun type de raisonnement, ou d'une manière médiate, en recourant à des connaissances préalablement acquises. Nous pouvons avoir connaissance immédiate des données que nous fournissent les sens, des contenus de la mémoire et de l'imagination, de quelques événements intérieurs, de notre propre moi et de quelques idées et jugements. Des objets physiques nous connaissons de manière immédiate leurs aspects, ce qu’ils nous montrent ; de ce qui est au-delà de ces aspects nous pouvons seulement avoir des connaissance médiate.

La philosophie de la connaissance réfléchi sur tous ces sujets en essayant de découvrir des bases solides sur lesquelles on peut construire des connaissances sûres.

mcco

1

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

1) Utilisations et attitudes devant la vérité

La réflexion sur la vérité naît de la nécessité qu’a l'être humain de trouver des repères sûrs qui donnent sens et orientation à sa vie.

A) Utilisations du terme vérité

Le terme vérité peut être utilisé dans des contextes différents avec des significations différentes. Ainsi, par exemple :

dans l'ordre logique la vérité est la cohérence ; la fausseté, la contradiction ;

Gnoséologie:

on

la

dans l'ordre épistémologique la vérité est

considère comme

l'accord de la connaissance avec les faits; la fausseté, le désaccord ;

dans l'ordre ontologique la vérité est ce qui est, la fausseté ce qui n'est pas. La vérité est la présence ou la manifestation de ce qui est en réalité ;

synonyme de théorie de la connaissance. Elle est

normalement utilisée pour désigner la théorie de la connaissance dans chacune de ses manières.

Épistémologie : est utilisé pour désigner la théorie de

dans l'ordre moral la vérité est de dire ce qu'on

pense (la sincérité ou la véracité), la fausseté (le mensonge) dire le contraire de ce qu'on pense

la connaissance dans le domaine des sciences.

dans l'intention de tromper.

Du point de vue gnoséologique ou épistémologique on peut dire que :

La vérité est une relation de correspondance entre deux pôles qui sont le sujet connaissant et l'objet connu.

S’il manque un des deux pôles, la vérité devient inintelligible. Le sujet qui connaît émet un jugement sur quelque chose qui existe indépendamment de l'acte lui- même de connaître. Considérée en elle-même la vérité est une relation de correspondance dans laquelle interviennent trois éléments : un sujet qui est l'entendement en acte de connaître, un objet, qui est ce qui est connu, et la correspondance qui est l'adéquation de la déclaration avec le fait qu'il énonce. Il ne s'agit pas d'une égalité entre le sujet et l'objet mais d'une correspondance qui consiste à dire qu'il existe ce qui existe et qu’il n'existe pas ce qui n'existe pas.

mcco

2

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

B) États de l'esprit en ce qui concerne la vérité

Ignorance, état de l'esprit dans lequel on ne connaît pas le contenu d'un ou plusieurs jugements. La reconnaissance de l'ignorance joue un rôle positif dans le processus de la connaissance, elle sert de détonnant pour déchaîner le processus cognitif. Celui qui ignore qu'il est ignorant ne ressent pas le besoin de savoir.

Erreur. L'erreur est une fausse certitude qui consiste à attribuer à un sujet un attribut qui ne lui convient pas. On affirme comme vrai ce qui est faux ou comme faux ce qui est vrai. À différence du mensonge, elle est involontaire.

Doute, état subjectif d’incertitude ou d’indécision entre une déclaration et son contraire. Ni on affirme ni on refuse la vérité d'un jugement, parce que les raisons pour et contre ont un poids semblable. Quand le doute gagne l'esprit comme résultat final d'un processus de décision il se transforme en doute sceptique. Et quand il est utilisé comme ressource méthodologique pour obtenir un objectif déterminé on l’appelle doute méthodique.

Opinion, état dans lequel l'esprit accepte un jugement comme vrai, bien qu'il admette la possibilité d'erreur.

Certitude, état dans lequel l'esprit adhère à la vérité d'un jugement avec une sécurité totale. C’est une qualité de la connaissance vraie, non une qualité de l'objet cognoscible. Dans la certitude, l'esprit se sent ferme, sûr et inamovible. Selon le fondement sur lequel il se base, la certitude peut être :

Métaphysique, quand il se base sur la même essence ou nature des objets. Sa valeur se fonde sur quelque chose d’absolument nécessaire. La négation du jugement qui la possède est fausse et contradictoire. Par exemple : l'être est, le non être n'est pas ; tout ce qui est fait, est fait par un autre ; je pense, donc je suis.

Physique, quand il se base sur des causes physiques. La certitude physique se fonde sur les lois physiques et il se réfère à des déclarations sur les faits concrets régis par des lois que le sujet connaît. Nous sommes sûrs qu'un morceau de fer laché depuis une certaine hauteur tombe vers le bas, parce que nous connaissons la loi de la gravité.

Morale, quand il se base sur des principes ou des lois morales. La certitude morale se base sur des principes qui expriment la manière ordinaire d’agir des personnes normales. Par exemple : les mères ne haïssent pas leurs fils ; les personnes justes sont solidaires.

mcco

3

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

"(…) J’ai pensé que je devais rejeter comme absolument faux tout cela dont on pourrait imaginer

"(…) J’ai pensé que je devais rejeter comme absolument faux tout cela dont on pourrait imaginer le moindre doute, afin de voir si après cela il ne resterait pas quelque chose dans ma croyance qui soit indubitable. Ainsi, puisque les sens nous trompent parfois, j'ai voulu supposer qu'il n'y a rien comme on nous le fait imaginer ; et puisqu'il y a des hommes qui se trompent en raisonnant, même sur les plus simples raisons de la géométrie, et commettent des paralogismes, j’ai pensé que j'étais tellement exposée à me tromper comme tout autre et je rejetais comme fausses toutes les raisons que

j’avais eues avant comme demosntratives ; et, en fin, en considérant que toutes les pensées que nous avons quand nous sommes éveillés peuvent aussi venir à nous quand nous dormons, sans qu'il y ait en ces dernières rien de vrai, j'ai résolu alors de feindre que toutes les choses qui jusqu'alors étaient entrées dans mon esprit n'étaient pas plus vraies que les illusions de mes rêves." René DESCARTES : Discours de la méthode. Quatrième partie.

Activités

  • 1. Quel est l'objectif du doute méthodique cartésien ?

  • 2. Indique les causes du doute qui apparaissent dans le texte.

  • 3. Les causes indiquées sont-elles suffisantes pour mettre en doute toutes les

  • 4. connaissances acquises ?

  • 5. Quelle est la différence entre le doute sceptique et le doute méthodique ?

RENÉ DESCARTES - Biographie

RENÉ DESCARTES - Biographie

Philosophe et

scientifique français, connu comme

CARTESIUS, est né à la Haye (France), en 1596. De famille bourgeoise, il a étudié dans le collège des jésuites de La Flèche, dans lequel on suivait la philosophie scolastique, avec la culture des sciences et spécialement des mathématiques. À la mort de son père il vend les propriétés de la famille, dont il obtient un revenu qui lui permet de vivre modestement. Il s’engage dans l'armée néerlandaise protestante et une année plus tard dans celle de Bavière,

catholique, avec lequel il prend part à la guerre de Trente Ans. À partir de 1629 il vit en Hollande, bien qu’il voyage en France et en Angleterre. Bien que catholique, il partageait les idées de GALILÉE condamnées par l'Église. Philosophe, mathématicien et homme de science, son oeuvre a eu de grandes répercussions dans la philosophie et les mathématiques - il a appliqué l'algèbre à la géométrie -. Il n'a obtenu aucune découverte dans le domaine de la médecine, bien qu'il soit très intéressé par elle. La reine Christine de Suède, qui souhaitait recevoir des classes de philosophie, l'appelle à Stockholm, et la dureté du climat lui provoque la mort

en1650.

Entre ses oeuvres on souligne le Discours de la méthode, les Méditations métaphysiques et Les passions de l'âme.

mcco

4

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

2) Interprétations philosophiques de la vérité

Les interprétations philosophiques de la vérité nous offrent divers visages, ou mieux, les diverses manières de lui faire face au long de l'histoire.

Nous pouvons interpréter la vérité comme adéquation entre la pensée et la réalité, comme évidence, comme cohérence et comme perspective.

A) la vérité comme adéquation

La vérité est la conformité ou l'adéquation de la pensée et la réalité. Selon Aristote : "la vérité est dire de ce qui est qu'il est et de ce qui n'est pas qu'il n'est pas". La philosophie scolastique du Moyen-âge et Thomas d’Aquin ont suivi concrètement cette même interprétation. L'adéquation est donnée dans le jugement qui consiste à affirmer ou à nier un ou plusieurs concepts de quelque chose, ou, d'un point de vue logique- grammaticale, à affirmer ou à nier un attribut d'un sujet. La maison est blanche ou les pierres ne sont pas intelligentes sont deux jugements dans lesquels l'attribut affirme ou nie quelque chose du sujet. Si l'affirmation ou la négation coïncident avec la réalité elles sont vraies, en cas contraire elles sont fausses. C'est pourquoi on dit que le jugement est le lieu propre de la vérité.

Au XXº siècle Bertrand Russell y Ludwig Wittgenstein, entre autres auteurs, défendent la conception de la vérité comme adéquation. Selon Bertrand Russell toute théorie de la vérité doit remplir trois conditions :

1. On doit admettre concepts corrélatifs.

qu'il existe la vérité et la fausseté. Vérité et fausseté sont des

2. La vérité ou la fausseté sont des propriétés des croyances ou des jugements.

3. La vérité ou la fausseté des croyances dépend de quelque chose d’extérieur à elles- mêmes.

En partant des hypothèses précédentes, Russell définit la vérité comme la correspondance entre une croyance et un fait. Selon ses mots "la correspondance avec un fait constitue la nature de la vérité".

La correspondance entre la croyance ou le jugement et le fait n'est pas une relation du sujet avec un objet singulier, c'est-à-dire, une relation double, mais une relation dans laquelle interviennent plusieurs termes (trois, quatre, cinq…) entrelacés entre eux à un moment précis. Russell donne l'exemple suivant : Otelo croit faussement que Desdémone aime Casio. Dans cette croyance interviennent quatre termes : Otelo, Desdémone, aimer et Casio.

Le jugement unit les termes qui sont mis en rapport dans une unité complexe qu’il appelle le fait correspondant à la croyance. Le fait n'est pas un phénomène simple mais, comme il est vu dans l'exemple cité, un ensemble de phénomènes entrelacés dans une relation avec un sens déterminé. Quand le jugement ou la croyance recueille l'unité complexe du fait, il est alors vrai, dans le cas contraire il est faux.

mcco

5

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

"Ainsi, même si la vérité et la fausseté sont des propriétés des croyances, elles sont dans un sens des propriétés extrinsèques, parce que la condition de la vérité de la croyance est quelque chose qui n'implique pas la croyance, ni encore (en général) un esprit, mais seulement les objets de la croyance. Un esprit qui croit, croit avec vérité, quand il y a un complexe correspondant qui n'inclut pas l'esprit, mais seulement ses objets. Cette correspondance garantit la vérité et son absence la fausseté." Bertrand Russell : Les problèmes de la philosophie.

Activités

  • 1. Quelle définition de la vérité est donnée dans ce texte ?

  • 2. Peut-il y avoir des croyances sans esprit, peut-il y avoir des vérités sans objet ?

  • 3. Explique la signification des termes suivants : esprit, croyance, objet, et comment ils

sont mis en rapport dans le texte

B) La vérité comme évidence

René Descartes, père du rationalisme moderne, introduit un nouveau concept de vérité, la vérité comme évidence, qui est la manifestation claire et distincte des choses devant l'esprit. Selon ce penseur, la raison a deux manières de connaître : l'intuition et la déduction. L'intuition est la connaissance directe de l'esprit pur et vif, tellement claire et tellement différente qu’il s'avère totalement impossible à douter d’elle. La déduction est la connaissance qui est nécessairement suivie d'autres connaissances préalablement connues avec certitude.

Les preuves intellectuelles sont données dans l'intuition, par conséquent, la clarté et la distinction sont les deux caractéristiques de base que doit posséder une idée pour être évidente. L’évidence consiste précisément en cela: dans la clarté et la distinction tellement grands d'un jugement qu'il est accepté comme vrai sans aucun type de doute. La vérité ne consiste pas en l'adéquation de la pensée avec la réalité, mais elle est une propriété des idées, quelque chose d’immanent à l'esprit lui-même. La vérité réside dans la clarté et la distinction des idées.

Selon cette conception, la notion d’évidence se déplace dans une dimension totalement subjective, c’est pourquoi on peut l’appliquer au monde du moi pensant et des mathématiques, mais non à ces idées qui prétendent être reflets ou représentations de la réalité extérieure à l'esprit lui-même. Quand il s'agit de ce type d'idées, la clarté et la distinction garantiront qu'on a cette idée, mais non pas qu’à son contenu corresponde une réalité extramentale dont elle est connaissance adéquate.

mcco

6

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

“Après cela je considérai en général ce qui est requis à une proposition pour être vraie et certaine ; car puisque je venais d’en trouver une que je savais être telle, je pensais que je devais aussi savoir en quoi consiste cette certitude. Et ayant remarqué qu’il n’y a rien du tout en ceci, je pense, donc je suis, qui m’assure que je dis la vérité, sinon que je vois très clairement que pour penser il faut être, je jugeais que je pouvais prendre pour règle générale que les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement sont toutes vraies, mais qu’il y a seulement quelque difficulté à bien remarquer quelles sont celles que nous concevons distinctement.” René DESCARTES: Discours de la méthode ..

Activités

Quel est le critère de vérité pour Descartes ? Est-ce la même chose vérité et certitude ? Est-ce que pour Descartes les choses déterminent la vérité ?

  • C) La vérité comme cohérence

Selon ce point de vue, la vérité ne consiste pas en l'adéquation de la connaissance et la réalité, mais en l’absence de contradiction. La vérité est la cohérence des énoncés avec eux-mêmes et avec le système auquel ils appartiennent. Cette conception de la vérité est valable dans le cadre des sciences formelles, comme la logique ou les mathématiques mais non dans le domaine de la réalité, où il existe la possibilité de deux hypothèses différentes de rendre compte des mêmes faits. D'autre part, il présuppose la vérité des lois logiques, dont la démonstration ne pourrait pas être faite en recourant de nouveau à la cohérence.

  • D) La vérité comme perspective.

La réalité est considérée depuis différents points de vue et chacun d'eux offre une perspective unique et indispensable sur l'Univers. Ceci est du au fait que nos circonstances nous fournissent dans chaque cas une vision singulière de la réalité, comme défend José Ortega et Gasset, ou parce que les nécessités de survie rendent absolues certaines perspectives pour contribuer à la viabilité de la vie.

Le perspectivisme de Ortega et Gasset

Le perspectivisme de Ortega est une théorie intermédiaire entre le rationalisme et le relativisme. Chaque être humain est plongé dans certaines circonstances qui constituent sa perspective vitale. La fidélité à la perspective elle-même est ce qui permet de appréhender fidèlement la réalité. Mais comme il y a de multiples perspectives, il est nécessaire d'admettre la complémentarité de ces dernières pour ne pas tomber ni dans le relativisme individualiste, qui défend que la vérité dépend de la condition de chaque sujet, ni dans le rationalisme, qui défend que la raison peut, elle seule, appréhender la vérité au-dessus du temps et de l'espace et au-dessus de toute perspective et de toute expérience.

La vérité consiste à savoir rendre compte de la réalité dans la perspective vitale dans laquelle nous nous trouvons, sans perdre de vue que notre perspective peut être complété par d'autres. La vérité est quelque chose qui est progressivement atteint au fur et à mesure qu'on unifie des perspectives.

mcco

7

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

"La vérité, ce qui est réel, l'univers, la vie - comme vous voulez l'appeler -, se casse dans des facettes innombrables, dans des versants sans histoire, chacune desquelles donne vers un individu. Si celui-ci a su être fidèle à son point de vue, s'il a résisté à l'éternelle séduction de changer sa rétine par une autre imaginaire, ce qu’il voit sera un aspect réel du monde."

José ORTEGA Y GASSET: Oeuvres Complètes, vol. II

Activités

  • 1. Explique en quoi consiste le perspectivisme de Ortega

  • 2. Pourquoi la complémentarité est nécessaire pour connaître le monde ?

  • 3. Est-ce que la théorie de Ortega est relativiste?

  • 4. Que veut dire la phrase de Ortega "je suis moi et ma circonstance, et si je ne la

sauve pas je ne me sauve pas" ?

José Ortega y Gasset est né à Madrid en 1883. Il a étudié philosophie à Deusto, à Madrid et en Allemagne. En 1910 il a obtenu la chaise de Philosophie de l'Université de Madrid. En 1930 il a dirigé un groupe d'intellectuels qui ont préconisé l'avènement de la IIº République espagnole. Au début de la guerre civile espagnole il s’est exilé jusqu'à 1945, année où il est retourné de nouveau à Madrid, où il est mort en 1955. Entre ses oeuvres plus importantes: Les méditations du Quichote, L'Espagne invertébrée, Le sujet de notre temps, La rébellion des masses, Autour de Galilée, Idées et croyances et L'histoire comme système.

IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la
IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la
IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la

mcco

8

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

3) Théories autour de la valeur de la vérité

Face aux sceptiques et aux relativistes, le vieux Socrates a affirmé que la vérité, dissimulée derrière les apparences des choses, peut être obtenue avec ténacité et un grand effort intellectuel.

A) Scepticisme
A)
Scepticisme

Le scepticisme nie la capacité de la raison pour atteindre des vérités absolues. Le plus que peut obtenir l'être humain sont des avis plus ou moins probables, mais jamais des certitudes indubitables. Le sceptique plus ancien est probablement Pirron d'Elis (360-270 av. J.-C). Selon Pirron, les jugements sur la réalité sont conventionnels et changeants parce qu'ils se basent sur les sensations. Il ne faut, donc, se décider sur rien. Le vrai sage doit s'abstenir de juger pour pouvoir atteindre l'imperturbabilité de l'âme, qui est le seul et authentique bonheur.

L'expression maximale du scepticisme est due au sophiste Gorgias de Leontini (483-375 av. J.-C.) par les trois thèses de son livre Sur le non être ou de la Nature : rien n’est. Si quelque chose était elle ne pourrait pas être connue. Si quelque chose était et pouvait être connue elle serait incommunicable. La première déclaration nie la réalité de l'être, la seconde la possibilité de la connaissance et la troisième la possibilité de la communication. Le résultat de ces trois thèses enchaînées est le scepticisme total et le nihilisme absolu.

B) Réalisme
B)
Réalisme

On comprend par réalisme la théorie ou les théories qui défendent que toute connaissance l’est de quelque chose différent de la pensée elle-même. Il affirme la distinction onthologique entre sujet connaissant et objet connu. L'objet existe indépendamment de l'esprit, il existe "en soi", c'est-à-dire, il a une existence propre et détermine la pensée dans l'acte de connaître. Le réalisme défend la capacité de l'esprit humain pour arriver à connaître la nature des choses et, par conséquent, la capacité d'atteindre des vérités absolues et immuables.

"Le réalisme doit répondre aussi bien à l'idéalisme comme aux scepticismes, aux empirismes et aux rationalismes. Si face aux scepticismes il affirme la possibilité de la vérité et la certitude comme réalités gnoséologiques, et face aux empirismes et aux rationalismes il soutient la collaboration essentielle de l'expérience et l'intelligence, face aux idéalismes, le réalisme soutient que nous connaissons un peu plus que la même connaissance ; la réalité ne s’épuise pas dans l'acte de connaître, mais présuppose quelque chose différent de la propre connaissance, qui ne peut être créatrice de son objet."

Activités

José M. De ALEJANDRO : Gnoséologie.

  • 1. Explique les termes suivants : idéalisme, scepticisme, empirisme et rationalisme.

  • 2. Pourquoi la connaissance ne peut pas être créatrice de son objet?

  • 3. Quelle valeur donnent à l'expérience le rationalisme et l'empirisme pour l'obtention

de la connaissance objective ?

mcco

9

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

C) Relativisme
C) Relativisme

Le relativisme défend une attitude intermédiaire entre le réalisme absolu et le scepticisme. Les premières formulations relativistes sont dues aux sophistes, enseignants du savoir et des premiers professionnels de l'enseignement qui sont apparus en Grèce au Vº siècle av. J.-C. Entre eux ressort Protagoras d'Abdera, qui paraît défendre un relativisme subjetiviste. Pour Protágoras il n'existe pas un critère absolu de vérité et pour cela il a recourt à la subjectivité elle-même comme critère de vérité : "Ce qui pour moi paraît vérité est vérité pour moi, ce qui pour toi paraît vérité est vérité pour toi, parce que tu es homme et je le suis aussi". L'homme individuel et socialement est la mesure de toutes les choses.

À part le relativisme individualiste il y a d'autres formes de relativisme, comme le relativisme social ou le relativisme culturel. Le premier défend que l'individu est modelé par son environnement social et c'est pourquoi sa conscience est un reflet de la société dans laquelle il vit. La société lui impose ses normes, valeurs, croyances et vérités. La vérité est relative à chaque société. Le relativismo culturel est une variante du relativismo social. Chaque culture a sa propre âme, c'est-à-dire, sa manière propre de sentir, d'évaluer, de vouloir, de juger. La vérité est relative à chaque culture et l'individu est reflet de l'âme de la culture dans laquelle il vit plongé.

IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la
IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la

mcco

10

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

4) Le langage humain

Le langage fait l'objet d'une étude de multiples sciences et de savoirs différents, comme la physiologie, la psychologie, la linguistique, la sémiotique, la sociologie ou la philosophie. Chacun de ces savoirs offre une perspective différente du phénomène linguistique. En philosophie son étude a été toujours significative, depuis que les premiers philosophes se sont préoccupés de savoir s’il était quelque chose de naturel ou d’artificiel et d’établir sa relation avec la pensée, jusqu'à ce que la philosophie analytique le transforme en objet unique de la philosophie.

Nous pouvons génériquement définir le langage comme l'ensemble de signes qu'utilisent les êtres humains pour se communiquer entre eux.

En ce sens, le langage est diversifié dans les différents codes et les langues qui existent sur la planète. Mais il peut aussi être considéré comme une propriété ou une capacité spécifique des êtres humains pour communiquer. Celui-ci est l'aspect qui est étudié, par exemple, par la psychologie en analysant sa nature, l'origine, le développement et les changemenets.

A) Types de langages

D'abord, il faut distinguer entre langage animal et langage humain. Tous les deux sont des systèmes de signes qui sont utilisés dans les processus de communication, mais les différences entre les deux systèmes sont énormes.

Le langage animal est inné, instinctif, concret et inarticulé. Les signaux qu'il utilise apparaissent directement de le code génétique, programmé avant la naissance. Il est limité à informer de situations concrètes à travers le mime, les gestes et les rites.

Le langage humain n'est pas inné, mais le résultat d'un processus social d'apprentissage. Il apparaît comme fruit d'une convention due à des utilisations et des coutumes. Il est articulé (les signes sont combinés entre eux en formant des structures), il utilise des symboles abstraits et il est intentionnel, comme nous pouvons vérifier en analysant ses fonctions.

Dans le langage humain nous pouvons distinguer des langages ordinaires ou communs, des langages artificiels et des métalangages. Les langages ordinaires ou communs sont les langues qu'utilisent les êtres humains pour se communiquer. Ils sont appris, d'abord, dans l'environnement familial, et ils sont normalement utilisés dans tous les processus de communication, y compris les processus de communication scientifique. Ses signes sont les mots parlés ou écrits.

Les langages artificiels sont construits par les techniciens ou les scientifiques pour formuler avec une plus grande précision les connaissances de leurs matières respectives, en évitant les inconvénients du langage ordinaire ou commun. Le Métalangage est celui qui est utilisé pour parler d'un autre langage qui est considéré comme "langage objet." Par exemple, les notes théâtrales qui indiquent ce que doivent faire les acteurs dans une représentation.

mcco

11

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

"L'étude du langage divise les chercheurs presqu'aussi radicalement que les langues divisent les personnes parlant cette langue. Ils divergent sur si les habilités linguistiques sont une caractéristique innée de notre biologie ou un produit de nos relations sociales. Ils maintiennent des avis différents sur si les centres cérébraux du langage sont seulement spécialisés dans ces tâches, ou s'ils font partie de notre machinerie mentale générale."

Activités

Tom WHITFIELD

  • 1. Sur quoi diverge la Communauté scientifique par rapport au langage ?

  • 2. Compare attentivement le langage animal et le langage humain et indique ses similitudes et différences

IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la

mcco

12

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

B) Les fonctions du langage

Les six fonctions du langage selon Jakobson

IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la

Comme le plus souvent les fonctions se recoupent, on classe les énoncés d'après la fonction dominante :

La fonction expressive fait un usage fréquent d'interjections, d'onomatopées, de jurons! Elle apparaît également dans des traits non linguistiques: gestes, volume de la voix, inflexions, ...

La fonction conative aussi appelée f. incitative, se reconnaît grâce aux impératifs,

vocatifs,

Elle est souvent présente dans les messages publicitaires ou dans les

... discours politiques. Dans certains contextes, la parole équivaut à un acte, on parle alors de verbes performatifs

"Je vous déclare unis par les liens du mariage. "

La fonction référentielle transmet des informations, elle domine dans les petites annonces, les télégrammes, les textes scientifiques, par exemple. Le langage informatique, qui se limite à transmettre de l'information, est strictement référentiel, à l'opposé du langage humain.

La fonction phatique peut être considérée comme la fonction de socialisation, elle établit, vérifie, renforce le canal de communication. Ici le contact l'emporte sur l'information. Dans la communication médiatisée, elle donne lieu à des formules

stéréotypées comme "Allo, Over,

"

...

La fonction métalinguistique apparaît lorsque le langage parle de lui-même, c'est d'ailleurs le seul système de signe capable de le faire. Cette fonction est fondamentale pour le "choix de parole" par exemple dans les mots croisés. Son absence ou sa difficulté se révèle par exemple dans les difficultés qu'éprouvent les enfants de composer les mots.

mcco

13

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

La fonction poétique autorise le jeu avec les mots, sons et sens. Ce jeu est impossible dans les langages formels ou artificiels. La langue est objet d'amour et de haine, elle permet, à l'inverse des langages formels et artificiels, la liberté tout en énonçant des contraintes. Les structures contraignantes de la langue viennent contrecarrer chez l'enfant en cours de socialisation la tendance naturelle au jeu, au désordre, au plaisir, à la liberté. La langue permet de transgresser les règles sans qu'il soit possible de délimiter avec précision les coups permis et ceux qui ne le sont pas. Et pourtant tous les coups ne sont pas permis. "Mieux vaut aller au coiffeur que chez le psy" (P. Perret) Le jeu est une révolte contre le cliché, la redondance, le stéréotype. Il porte sur la forme, le sens ou les deux.

C) Langage et pensée

Les relations entre la pensée et le langage ont été, depuis toujours, objet de préoccupation philosophique et scientifique, et les réponses données à ce problème vont depuis l'identification de tous les deux jusqu'à leur indépendance totale.

La pensée dépend du langage

Cette hypothèse est défendue par les linguistes Edwar Sapir et B. Whorf et le sociolinguiste B. Berstein. L'hypothèse de Sapir-Whorf soutient que le langage qu'on parle détermine les concepts. Quand l'enfant apprend la langue maternelle il apprend aussi une conception du monde. Chaque culture a sa vision propre du monde par la langue. La langue détermine la pensée. Berstein a étudié l'influence du parler de différentes classes sociales dans le rendement scolaire des élèves et est arrivé à la conclusion que les "parlers" avec peu de richesse lexicale conditionnent négativement le développement intellectuel des élèves.

L'affirmation que le langage détermine la pensée d'une manière rigide est peu peobable. Quand un élève a utilisé un code linguistique différent du code qui est utilisé à l'école, il pourra initialement avoir des inconvénients dans celle-ci, mais cela n'implique pas qu'il ait moins de capacité que le reste de ses camarades pour obtenir et manier la pensée abstraite.

Le langage dépend de la pensée

Cette thèse est défendue, entre autres, par le psychologue suisse Jean Piaget et le linguiste américain Noam Chomsky. Selon Piaget le langage est une conséquence du développement de l'intelligence, comprise comme capacité d'adaptation au milieu. Le développement de l'intelligence commence avec l'acte de la naissance ; le langage apparaît postérieurement, quand l'enfant a déjà atteint un certain niveau cognitif.

Chomsky essaye de découvrir les propriétés communes de toutes les langues. Ces propriétés reflètent la structure de l'esprit humain. La structure et l'organisation du langage est déterminée par la nature de l'esprit.

mcco

14

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

Ils sont différents avec des interdépendances mutuelles

Pensée et langage sont deux types de processus mentaux différents avec des interdépendances mutuelles. D'importants psychologues russes, comme Lev Smiónovich Vigotsky et Alexander Romanovich Luria, défendent que les processus cognitifs et linguistiques apparaissent comme des processus indépendants, mais à un moment donné de leur développement ils entrent dans une interdépendance étroite. Jusqu'à l’âge de deux ans, l'esprit fonctionne avec pensée prélinguistiques et, en même temps, on apprend à parler depuis les premiers balbutiements jusqu'à arriver aux premières déclarations correctes entre les deux et trois ans. Il existe, par conséquent, un langage précognitif et une connaissance prélinguistique. A un certain moment du développement évolutif de l'enfant les deux processus confluent.

Jean Piaget (1896-1980), psychologue suisse, créateur de l'épistémologie génétique. Il a écrit de nombreux livres sur l'éducation, le langage, et le développement de l'intelligence. Entre ses oeuvres il convient de souligner : Le langage et la pensée chez l'enfant, La construction de la réalité chez l'enfant, la Biologie et la connaissance et L'Épistémologie génétique.

IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la
IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la

Noam Chomsky, linguiste américain, il est considéré comme le fondateur de la grammaire générative transformationnelle. Il croit que le langage est la conséquence d'une faculté humaine innée. Il considère que le but de la linguistique est d'établir une grammaire universelle qui peut expliquer toutes les langues humaines. Certaines de ses oeuvres plus importantes sont : Structures syntaxiques, Aspects de la théorie de la syntaxe et Pensées et langage.

mcco

15

IES. Miguel de Molinos

1º Bachillerato

SECTION BILINGUE

PHILOSOPHIE. ©

Vérité, langage et limites de la connaissance scientifique

D) Langage et réalité

Le langage a une dimension subjective dans laquelle le sujet s’exprimé et se confirme comme tel, et une dimension objective à travers laquelle il se constitue et reflète le monde. En ce sens, le langage est une condition qui rend possible l'ojectivité de la connaissance et un instrument avec lequel on nous impose une certaine conception de la réalité. C'est-à-dire, ce n'est pas une simple copie passive du monde objectif. C'est le milieu dans lequel l'être humain est ouvert au monde des objets et au monde social, non pour les refléter passivement, mais pour les former comme monde objectif.

Langage et réalité selon Wittgenstein

La question centrale du Tractatus logico-philosophicus (premier Wittgenstein) est de comprendre et d'expliquer la connexion entre la pensée et la réalité. Le milieu dans lequel confluent les deux termes est le langage qui se concrétise dans les propositions, qui peuvent être simples ou composées. Comme la valeur de vérité des propositions composées dépend de la valeur de vérité des simples, élémentaires ou atomiques, il résulte que le problème de la connaissance consiste à déterminer l'ojectivité et la vérité des propositions atomiques.

IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la

Une combinaison de mots qui représente un fait atomique forme une proposition atomique. Les faits atomiques et les propositions atomiques sont isomorphiques (on établit une correspondance univoque entre eux), de sorte que le langage se transforme en une espèce de carte de la réalité. Les propositions atomiques ou élémentaires représentent des faits atomiques ou élémentaires. Toute proposition atomique apparente qui ne représente pas un fait atomique manque de signification. Déterminer l'ojectivité et la valeur des propositions atomiques est la tâche de la Logique, qui n'est pas réduite à la syntaxe du langage, mais s'occupe aussi de la dimension sémantique de ce dernier.

Wittgenstein fournit une nouvelle dimension à la Logique en la dégageant du cadre purement formel et en la dotant d'une dimension transcendantale, en la considérant un reflet du monde. La Logique s'occupe de la réalité jusqu'au point que ce qui constitue comme tel une proposition ce n'est pas sa manière logique syntaxique, mais d'être figure d'une réalité. Le concept de figure est une catégorie de base dans la théorie de Wittgenstein. Le langage est réduit à un ensemble de propositions et chaque proposition est déterminée comme une figure. La figure se trouve au lieu des objets et détermine la manière dont on peut dire les choses dans un langage avec un sens. Le langage est la figure de la réalité.

IES. Miguel de Molinos 1º Bachillerato SECTION BILINGUE PHILOSOPHIE. © Vérité, langage et limites de la

mcco

16