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Avant propos: gestion individuelle, diffusion ouverte et gestion collective par

sociétés d'auteurs

Le code de la propriété intellectuelle reconnaît à chaque auteur des droits moraux et patrimoniaux
dont il peut jouir du simple fait de la création d'une oeuvre. Pour en assurer la gestion, nombre d'entre eux
se sont rassemblés au sein de société civiles qui leur assurent la perception et la redevance de la
rémunération pour droits d'auteur. Dans le domaine de la musique, la Sacem gère collectivement les intérêts
d'auteurs, compositeurs et éditeurs qui ont fait le choix d'y adhérer; ils s'engagent alors à en respecter le
mode de fonctionnement. On observe cependant que des associés s'opposent parfois à certains principes
statutaires. C'est le cas lorsqu'ils diffusent leur musique sur Internet en téléchargement malgré que seul le
streaming leur soit autorisé et même avant qu'il le soit. Certains de forte notoriété annoncent publiquement
ne pas être importunés par l'échange de leurs oeuvres de pair à pair, ils affirment qu'ils élargissent leur
public et promeuvent la découverte de la culture. Aussi des exemples d'artistes qui ont payés eux-mêmes les
droits de certains spectacles car la Sacem leur refusait le don à l'organisateur pour cause caricative,
expriment un désaccord.
Opter pour un mode de gestion collective implique quelques compromis; de nombreux auteurs préfèrent alors
la gestion individuelle de leurs droits. Ils conçoivent leur propres contrats ou utilisent des licences libres, que
nous nommerons licences ouvertes quand elles contiennent une clause d'utilisation non-commerciale.
Notons qu'il ne faut pas confondre les oeuvres ainsi diffusées avec des oeuvres libres de droit.
Dans un rapport intitulé « la mise à disposition ouverte des oeuvres de l'esprit » de juin 2007, réalisé par le
conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, la diffusion sous licence ouverte est jugée conforme
aux droits civil, fiscal et d'auteur. La SACD permet ses membres de choisir le mode de diffusion ouverte à
condition d'en exclure l'usage commercial. La SACEM en revanche refuse d'inclure de telles oeuvres dans
son catalogue craignant une forte hausse des frais de gestion. L'extension des licences ouvertes souffre
aussi de la complexité d'intégration dans les modèles économiques de la filière, pensée contractuellement
pour une gestion collective exclusive, selon la même source.
Les auteurs en gestion individuelle, y compris ceux choisissant le mode de diffusion ouverte, souffrent
parallèlement du manque d'organismes de représentation de leurs intérêts. Ces deux faits sont liés et
s'entretiennent mutuellement. La reconnaissance par la SACEM du mode de diffusion ouverte et
l'instauration de mécanismes de prises en compte de la gestion individuelle dans la filière musicale sont des
revendications pour lesquelles il reste beaucoup à travailler. Informés de ces faits ne serait-ce que par le
présent texte mais sans doute par de nombreuses autres études, les sociétés d'auteurs concernées peuvent
en tenir compte par le biais du fonds pour la création musicale au nom des articles 7 et 8 de sa charte. Le
FCM compte également des membres représentants les pouvoirs publics qui se doivent d'être réceptifs aux
problèmes de respect de la gestion individuelle des droits d'auteurs, par définition du pouvoir public et de
ses fonctions de représentativité. Ainsi il est légitime de penser que dans le cadre des projets d'intérêt
général, le FCM peut sélectionner et soutenir les initiatives défendant les intérêts d'auteurs en gestion
individuelle et en diffusion ouverte. Des progrès dans la structuration de leur représentativité émaneront pour
les aider à jouir pleinement des droits que leur reconnaît le code de la propriété intellectuelle et que le CSPLA
montrent comme difficiles à défendre dans les pratiques contractuelles du moment.

La fédération Boxson France, les diffusions libre et ouverte


Née sur Internet au début de l'année 2005, l'activité de l'association se focalisait initialement sur la
gestion de son site internet à portée nationale, www.boxson.net, dont l'objet est l'hébergement et la
diffusion gratuite, sous licences libres, des morceaux de groupes de musique indépendamment du style ou
du niveau. Bien qu'elle refuse systématiquement les oeuvres appartenant au répertoire de la Sacem dont elle
ne possède pas les droits, l'équipe modératrice ne porte aucun regard sur la création artistique des groupes
accueillis, laissant ce rôle au public. Au-delà de l'internet, la fédération mène une réflexion sur la gestion
individuelle des droits d'auteurs en rapport avec d'autres acteurs clé de la musique libre que sont Musique
Libre ou Jamendo, Elle développe ainsi une expertise sur ces questions au plus près des réalités du secteur
comme expliqué par la suite.
Boxson a fait partie des précurseurs dans la diffusion sur internet. Depuis cette activité a vu émerger de
nombreux sites aux modèles commerciaux variés. Ces portails, Myspace, Deezer, Lastfm, Radioblog pour ne
citer qu'eux, ont mis en place des formules de diffusion génératrices de revenus mais sans rémunération des
ayants-droits des contenus qu'ils diffusent. On a vu en 2007 plusieurs accords entre ce genre de diffuseurs
et les majors mettant fin à la situation initiale d'illégalité. Face à cet éventail de sites internet ayant négligé
dans un premier temps le droit français pour des pratiques commerciales, il est louable qu'une association
comme la fédération Boxson France ait fait l'effort de recherche sur la législation en vigueur et adapté son
modèle de fonctionnement avant le lancement de son site internet www.boxson.net, en garantissant le
respect des droits d'auteurs, moraux et patrimoniaux.
Conçu dans une optique de discussion entre groupes, public et organisateurs de concerts, les membres ont
logiquement été amené à dialoguer, donc réfléchir, sur des questions très diverses avec ces différents profils
d'utilisateurs. Après 3 ans de cette activité, nous avons capitalisé une connaissance certaine des
motivations de ces groupes, de leurs attentes artistiques mais aussi de leurs illusions, non systématiques
mais relativement fréquentes, quant à la réalité de l'économie de la filière musicale.
En parallèle, la diversité des passés des membres de l'association en tant que musiciens ou organisateurs
et l'affluence de nombreux groupes grenoblois sur le site ont conduit en mars 2006 à la création de
l'association Boxson Grenoble, s'efforçant de créer une dynamique locale autour des groupes qu'elle côtoie
à travers des concerts réguliers, une compilation et des partenariats pour mettre à disposition des locaux de
répétition ou autre.
Fort de cette expérience, Boxson dresse aujourd'hui un constat irréfutable; on assiste désormais à
l'explosion du nombre de groupes visibles par le public, à la fois virtuellement et physiquement. Du point de
vue virtuel, deux raisons majeures selon nous expliquent ce fait: tout d'abord la facilité de diffusion via
internet, grâce à des sites comme le notre ou dogmazic.net, jamendo.com et l'incontournable Myspace. Mais
aussi une vérité dont on entend peu parler est la baisse considérable des coûts d'enregistrement. En effet,
un ordinateur équipé d'une carte son et d'un microphone constitue un home-studio accessible à tous pour
des prix avoisinant le millier d'euros. Couplé à des logiciels de MAO (musique assistée par ordinateur)
toujours plus performants qu'ils soient libres, achetés ou piratés, et moyennant quelques heures de travail
qu'un passionné est prêt à fournir, nous voilà avec des morceaux d'une qualité sonore très respectable, au
moins égale à celle de la musique diffusée sur les médias sujets aux parasites sonores. Le CD autoproduit
inonde également les disquaires locaux puisque le même ordinateur permet l'élaboration du graphisme à
coût nul et que les frais de pressage et impression diminuent sans cesse.

Pour le mélomane et la musique en général, on peut se réjouir de ces constats puisque la diversité
artistique est d'autant plus assurée que la multitude des groupes s'accroit et la gratuité offre l'abandonce
de musique pour tous. Une conséquence découle néanmoins de ces constats: la part des musiciens pouvant
espérer vivre de leur musique diminue proportionnellement puisque le marché de la musique ne croît pas à la
même allure et au contraire l'industrie du disque connaît une période difficile. Se pose-t-alors la question de
la place de la musique amateur par rapport à la musique professionnelle. Indéniablement la rémunération
des artistes et intermédiaires nécessaires à la création doit être assurée pour éviter un nivellement par le
bas de la production artistique. Mais dans un contexte de changement des modes de revenus de la filière
musicale et de l'évolution de la législation autour du numérique, l'amateur doit cohabiter avec le
professionnel, la frontière entre ces deux milieux étant difficile à définir comme le prouvent depuis 2004
les travaux réguliers du département des études, de la prospective et de la statistique du Ministère de la
Culture et de la Communication.
Ainsi face à l'accroissement de la visibilité de la production amateur, créer une expertise de ce champ de la
création musicale nous paraît de plus en plus nécessaire. Il s'agit d'un enjeu de taille auquel l'institution, à
travers ces différents organes nationaux, régionaux et locaux, doit faire face rapidement; ces mêmes
syndromes commencent d'ailleurs à toucher les filières du journalisme et de la vidéo où la production
amateur envahit internet, remettant en question la place des professionnels, d'où l'importance d'un savoir-
faire dans le domaine précurseur de la musique en ces temps de bouleversements technologiques.
A l'heure actuelle les structures d'accompagnement à la professionnalisation de groupes sont nombreuses
et compétentes à tous les niveaux de la filière, qu'il s'agisse de résidence d'artistes, de portage salarial, de
booking... Parallèlement de nombreux fonds sont alloués par les sociétés d'auteurs et autres organismes de
la culture pour aider les projets selon certains critères de maturité. Elles répondent ainsi aux attentes d'une
portion ciblée de la population musicienne, celle pour qui la musique est une source de rémunération, les
professionnels ou « en voie de ». Il n'est pas de notre pouvoir de quantifier la part restante des groupes mais
l'observation du terrain et le bon sens nous conduisent à penser qu'il existe certainement plus de groupes
amateurs sans ambition professionnelle immédiate fonctionnant de manière indépendante, souvent sans
manager et pour le plaisir, que des « autres ». Cette tranche mérite pour les raisons détaillées plus tôt qu'on
lui accorde désormais une attention nouvelle. Cela passe par de l'information sur le fonctionnement réel de
la filière et une réflexion sur l'accès aux publics et aux prix. Parmi les enjeux qui en découlent et de manière
non exclusive, nous identifions deux problèmes publiquement reconnus par la société: la revalorisation du
respect des droits moraux et patrimoniaux des auteurs, et la garantie de diversification de l'offre culturelle
face au danger des cultures de masse et de la sphère du « star system ».
Sans prétendre apporter toutes les solutions, Boxson se propose de contribuer à remplir ces besoins
nouveaux en accomplissant le travail suivant: l'élaboration de guides pratiques dont le but est de répondre
aux questions que peuvent se poser les musiciens dans leurs pratiques quotidiennes avec des soucis
d'exhaustivité en restant synthétique, de simplicité sans sombrer dans le simplisme. La réflexion intégrera
les outils numériques d'enregistrement et de diffusion qui révolutionnent le milieu. Ces documents seront
diffusés auprès de plusieurs réseaux d'information et de structuration de la filière musicale. Parallèlement
Boxson entreprend des rencontres avec plusieurs acteurs de l'économie musicale sur Grenoble et en
Rhônes-Alpes afin de partager leurs constats et garantir à ses études l'adéquation la meilleure avec
l'environnement du musicien.
Enfin nous ne vous le cacherons pas; Boxson promeut historiquement les licences libres et de fait, les
membres de notre association ont un regard critique envers les SPRD, les dérives aux fondements du droit
d'auteur devenu principalement marchand en effaçant le droit moral, et le discours politique des
conglomérats de majors et nouveaux médias envers ceux qu'ils appellent les pirates. Toutefois, nous
mettons de côté toute idéologie dans ce travail car il ne s'agit pas de faire l'apologie d'un mode de
fonctionnement potentiel de la filière mais bien de fournir des outils pour mieux comprendre l'articulation
entre les pratiques et les législations en vigueur, à l'heure de la révolution numérique.

Les membres de l'association: des profils divers et complémentaires

Le concept de Boxson est né en décembre 2004. En quelques jours un noyau dur de quelques
membres s'est formé pour mettre en place le projet. Aujourd'hui ils sont encore là pour en assurer le
fonctionnement et ont intégré à l'équipe plusieurs nouveaux membres. Le succès de l'initiative s'est élevé
bien au-delà des espérances initiales, ce qui nous a poussé à lui donner une dimension supérieure aux
attentes d'origine. Le site a subi de nombreuses évolutions et suit les possibilités technologiques du web
2.0 en offrant aux utilisateurs un service intuitif et de qualité. En parallèle, l'équipe s'est formée à la
législation relative aux droits d'auteur en étudiant le code de la propriété intellectuelle, le fonctionnement des
sociétés de gestion de droits d'auteurs et enfin les licences libres. Un travail de réflexion conséquent a
découlé de l'ampleur prise par le projet et nous a doté d'une connaissance pratique affinée. Enfin un suivi
quotidien de gestion des groupes et de réponses aux personnes nous contactant est effectué, garantissant
des feedbacks permanents sur le milieu musical.

L'équipe informatique

Hugues, webmaster
Né le 14/04/83, ingénieur en informatique et génie des télécommunications.

Alessandro, administrateur de serveur


Né le 28/03/83, ingénieur en administration des systèmes et réseaux

Mathieu, musicien, développeur


Né le 03/10/83, ingénieur-développeur en animation.

Pascal. musicien, graphiste


Né le 13/07/82, étudiant en alternance en graphisme et multimédia.

L'équipe projets et musique

Paul, coordination et communication


Né le 06/06/83, ingénieur diplômé sen service civil
Jocelyn, musicien, ingénieur du son
Né le 14/04/82, ingénieur diplômé, free-lance en audiovisuel

Aude, législation
Née le 30/06/84, candidate à la magistrature - spécialisée en propriété intellectuelle

Alexandre, organisateur d'évènementiel


Né le 23/02/83, technicien supérieur

Antoine, musicien, ingénieur du son


Né le 09/06/81, ingénieur généraliste

Brice, musicien, modérateur


Né le 15/08/81, docteur

Nicolas, musicien, modérateur


Né le /81, docteur

Rémi, artiste, rédacteur


Né le 30/01/1984, animateur socio-culturel
Les projets

Le site internet

Simple et intuitif à l'utilisation, le site contient plusieurs parties avec des outils appropriés à chaque type
d'utilisateur développés tout au long des trois ans d'existence. A ses débuts il était une plateforme pionnière
dans la diffusion collective de musique utilisant les principes de réseaux sociaux sur Internet pour stimuler
les échanges. Le public mélomane y découvre 1900 groupes classés par style ou par département, Les
nouveautés en première page et un système de recommandations entre groupe guident le flâneur. Sur
chaque page il peut écouter ou télécharger les morceaux et y laisser des commentaires. Il partage aussi
l'univers de l'artiste à travers ses photos, son actualité et bientôt des vidéos.
L'artiste quant à lui accède à un backstage d'où il gère son compte mais aussi bénéficie d'un forum privé
pour dialoguer avec les autres groupes et organisateurs de concerts qu'il a pu rencontrer via le site. Nous
développons actuellement des outils dans ce sens à travers la création de comptes boxsonotes afin que les
acteurs des musiques actuelles accèdent à une base d'informations et de contacts, générés par l'utilisateur.

statistiques
La Fédération porte beaucoup d’attention aux statistiques, et surtout a leur évolution : c’est pour nous un
moyen d’évaluer les réactions du public. Durant deux ans, nous avons constaté une progression croissante,
confirmant nos choix d’évolution, puis courant 2007 les chiffres ont stagné face à l'invasion des sites à
contenus audiovisuels tels que les myspace, dailymotion et autres.
Concrètement, la partie grand public de www.boxson.net a enregistré une progression mensuelle du nombre
de visites variant de 15 à 20% pour atteindre en 2007 des moyennes de 2000 visites quotidiennes. Ceux-ci
restent en moyenne sur le site plus de 7 minutes. Cette valeur est importante car elle confirme l’intérêt que
nous porte le visiteur : il est intéressé par le sujet et n’est pas venu là par hasard. De plus, dans le
référentiel d’Internet ou l’utilisateur change de site fréquemment, une visite de plus de 7 minutes est très
flatteuse.

Au cours des 36 mois de croissance, plus de 1900 groupes sont venus s’inscrire et ont déposé plus de
1800 morceaux. Ceux-ci sont intensivement téléchargés, à raison de 5000 morceaux par jour.
L’origine de nos visiteurs est aussi édifiante : 88,3% d’entre eux viennent directement sur notre site sans
passer par un moteur de recherche (7,4% des cas) ni utiliser un des liens situés sur un site faisant notre
promotion (ils sont plus de 1200). Nous pouvons en déduire que nos visiteurs viennent sur notre site au
cours d’une démarche volontaire, et souvent par l’intermédiaire d’une promotion terrain. C’est là une chose à
laquelle la Fédération tient beaucoup : compléter son soutien virtuel par une réelle présence physique et
locale. Exemple symbolique : lors du Festiv’Arts 2006, festival Grenoblois de 5 jours ouvert à tous, le deux
tiers des groupes participants étaient inscrit sur notre site.

Comme nous le voyons sur la carte issue de l'outil de statistique Google Analytics, la répartition sur le
territoire est assez diffuse. Dans toutes les villes des mélomanes utilisent le site, souvent comme espace de
découverte de musique locale. Pour l'anecdote il est bon de savoir que 1% des visiteurs proviennent des
continents américain et africain.
Enfin 18,8% des visiteurs proviennent d'Ile-de-France et 8,85% d'Isère ce qui en fait le deuxième pôle
d'attraction.

La compilation Boxson
Une séléction de 18 artistes en licence libre est présente sur cette compilation
éditée en 2007 à 100 exemplaires et disponible, entre autre, chez le disquaire
Magic Bus à Grenoble. Boxson souhaite remettre le couvert pour 2008 avec une
compilation qui sera distribuée gratuitement durant les concerts dans le but d'offrir
la façon la plus naturelle de promouvoir les groupes: en les écoutant. L'objectif est
d'éditer une nouvelle compilation chaque année.

Les fiches pratiques

Pendant le premier semestre 2008, Boxson mène une observation de


l'évolution des modes de rémunération des musiciens en période de la
mutation du numérique et de l'industrie du disque. Droits d'auteur,
spectacles vivants, produits dérivés sont autant de pistes que nous ré
explorons en prenant en compte l'arrivée d'internet et les nouveaux modes
de découverte et de consommation de la musique. Ce travail s'adresse à un
public composé de musiciens en voie de professionnalisation, de structures
d'accompagnement et de développement; ceux-ci n'ont pas forcément le
temps de mûrir ces réflexions, à l'heure où les majors dictant le
fonctionnement de la filière lorgnent vers de nouveaux modèles intégrant une diversification d'activités, dont
le spectacle vivant comme annoncé durant le MIDEM 2008, ce qui met en péril la survie de nombreux
indépendants. Un membre de l'association en service civil volontaire consacre six mois à cette observation.
Une première étude porte sur le revenu en droits d'auteurs: elle consiste à expliquer ses sources de
perceptions (copie privée, rémunération équitable, reproduction mécanique) et les mécanismes de répartition
entre auteurs, producteurs et interprètes. A partir des faits exposés, des conclusions peuvent être dressées
quant aux évolutions, dérives à éviter ou perspectives à envisager.

Une deuxième étude est dédiée aux multiples modèles de diffusion de musique sur Internet, gratuite ou
payante. Des labels de diffusion ou production y voient le jour explorant des modes nouveaux de
développement et de rémunération. Quelle place le public va-t-il y trouver et pour quel style de musique?
Quelle quantité de musiciens peuvent espérer tirer leur épingle du jeu? L'artiste y est-il récompensé à
hauteur de son travail ou garde-t-il le rôle de parent pauvre ?
Nous dresserons un panorama des possibles orientations vers ces plateformes en fonction qu'on souhaite y
trouver de la diversité, de l'indépendant ou du commercial.

Une troisième portera sur la nouvelle tendance à la gestion individuelle de la carrière de l'artiste et de ses
revenus; c'est la stratégie adoptée par des artistes internationaux qui voyant émerger de nouvelles pratiques
se retirent des majors pour gérer plus librement leur développement. Les éditeurs, producteurs et diffuseurs
virtuels, combinés à des réseaux locaux d'accompagnement ouvrent la porte à une multiplicité de choix dans
le développement. La question se posera spécifiquement quant aux engagement que relèvent des contrats
avec les sociétés d'auteurs ou labels privés.
Trois guides pratiques seront édités en plusieurs exemplaires, suite à chacune des études, afin de les
diffuser largement auprès des réseaux de musiques actuelles. Nous assurerons l'impression et l'envoi pour
lesquels nous demandons un appui financier à plusieurs fonds de soutien à ce genre d'initiatives.

Débats et formations

Nous cherchons à diffuser le savoir acquis progressivement auprès d'un maximum d'acteurs des
musiques actuelles en Isère identifiés dans de nombreux domaines: enregistrement, production, diffusion,
lieu de spectacle , organisateurs de concerts ou pôle ressources. Dynamusic, La Bobine, AphaZic,
Rocktambule, La cuivrerie, Entr'arts sur Grenoble, les Abbatoirs de Bourgoin-Jallieu, Em-ma sur Lyon ont déjà
manifesté de l'intérêt pour notre travail et fournissent leur aide puisque nous les rencontrons
successivement pour le présenter et les interroger sur ces questions. L'aboutissement de cette démarche
est l'organisation d'ateliers d'information et de réflexion réunissant des personnes de divers projets. D'ors et
déjà, la SMAC les abbatoirs de Bourgoin jallieu est très intéressée pour que nous organisions un débat
« musique et internet... » en juin 2008 dans le cadre de son festival tremplin « les trans'abbatoirs » afin de
toucher des musiciens qui commencent tout juste dans la filière musicale. Dans ce cadre, nous aurions
réellement les moyens de faire intervenir des personnes diverses et représentative du milieu (Société de
perception et de redistribution des droits d'auteurs, labels, gérants de plates formes de téléchargement,
artistes, journalistes musicaux...).

Nous souhaitons à l'avenir développer les activités de notre association en se spécialisant sur ces
thématiques et toucher dans un rayon plus large des acteurs sur les domaines précités. Les études et les
ateliers-formations-débats contribuent à ce projet. Ils permettent dans un premier temps lors des rencontres
de capitaliser des connaissances en regroupant les expériences des participants et donc d'aborder les sujets
sur une multitude d'aspects. Nous nous assurons ainsi que le discours correspond aux préoccupations de
chaque maillon de la filière. Dans un second temps ils sont l'occasion de tester les méthodes de passation
des informations en groupe face à un public hétérogène, en découvrir les acquis ou les lacunes sur ces
sujets et recueillir leurs avis et suggestions. Nous procédons ainsi pour améliorer le contenu futur et en
garantir la qualité et le sérieux. Cette mission implique pour notre association des frais logistiques de
déplacement, de communication et d'organisation matérielle des réunions..
Concerts

Boxson souhaite développer la présence scénique des artistes présent sur son site, particulièrement
des groupes locaux (grenoble et agglo).
Ainsi, une deuxième personne en service civil volontaire travail particulièrement sur l'organisation de
concerts. A partir du mois de février 2008, un rendez-vous mensuel à la Bifurk, « c'est le Boxson », proposera
des soirées thématiques afin de découvrir des groupes sous licence libre. Ces soirées seront aussi
l'occasion de découvrir un artiste plasticien puisqu'à chaque « c'est le boxson », un vernissage d'exposition
aura lieux. Enfin, ces soirées permettront au public de s'informer sur les licences libres grâce à un stand que
tiendront des bénévoles de Boxson.

Budget

Détails budget
B U D G E T A N N U E L 2008
D EPEN SE S R ECET T ES

sit e in t er ne t sit e in t er ne t

H éb er g em en t , se r ve u r 1  995,00 €F o n d à l a cr é a t i o n M u s i ca l e (F2CM)
 010,00 €
N o m d e d o m a ine 15,00 €L o g i ci e l l i b r e 1  000,00 €
L o g i ci e l W e b é d i t i o n 1  000,00 €
M i s e à j o u r /Pr o g r a m m e u r /In f o g r a p150,00
he €

Ca h i e r s /f i ch e s p r a t i q u e s Ca h i e r s /f i ch e s p r a t i q u e s

D o cu m e n t s b i b l i o g r a p h i q u e s 600,00 €D D JS i s è r e 600,00 €
D é p l a ce m e n t s 1  000,00 €D RA C Rh ô n e - A l p e s 2  500,00 €
Im p r e s s i o n s 1  500,00 €F CM 1  300,00 €
En v o i s p o s t a u x 800,00 €
F r a i s l o g i s t i q u e s d e s r e n co n t r e s 500,00 €

F r a i s d e f o n ct i o n n e m e n t F r a i s d e f o n ct i o n n e m e n t

2 m e m b r e s e n SCV 7 776,00 €A cs é 6 998,40 €


L o ca t i o n a n n u e l l e b u r e a u Bi f u r k 1  200,00 €D D JS i s è r e 2  337,70 €
Fr a is int er net et t élépho ne 360,00 €
F r a i s b a n ca i r e
A ss u r a n ce
Jo u r n é e d é b a t m u s i q u e e t i n t e r n e t à l a Jo u r n é e d é b a t m u s i q u e e t i n t e r n e t à
SM A C l e s a b b a t o i r s à Bo u r g o i n j a l l i e u (e n l a SM A C l e s a b b a t o i r s à Bo u r g o i n
co u r s ) j a l l i e u (e n co u r s )

co m m u n i ca t i o n (a f f i ch e s , f l y , i n t e r500,00
n e t ) €f i n a n ce m e n t a b b a t o i r s 1  000,00 €
f r a i s i n t e r v e n a n t s (t r a i n , h o t e l , r e p800,00
a s) €

Co n ce r t s Co n ce r t s
m e n su e l à la b if u r k

m ise a d ispo sit io n d e la h a lle 2  000,00 €Re ce t t e s e n t r é e s 2  049,90 €


l o ca t i o n s o n o /l u m i è r e 1  000,00 €p a r t i ci p a t i o n Bi f u r k 4  200,00 €
ca ch e t s a r t i s t e s 1  500,00 €Ma i r i e d e G r e n o b l e 2  000,00 €
a g e n t d e s é cu r i t é 2  100,00 €
f r a i s d i v e r s (e a u , é l é ct r i ci t é ) 200,00 €
a ss u r a n ce é v é n e m e n t 500,00 €
ca t e r i n g 500,00 €

T OT AL Dépenses 25996 T OT AL Recet t es 25996

● site internet:
Les frais incluent la location d'un serveur d'hébergement dédié chez un professionnel et le nom de domaine
renouvelable tous les ans. Quant aux nombreux logiciels utilisés pour le webmastering, nous avons recours à
des logiciels libres qui constituent un don en nature compte-tenu l'économie des licences de logiciels
propriétaires.

● étude, fiches:
L'étude nécessite l'achat de livres où des experts abordent sous différents thèmes les questions relatives au
sujet de nos recherches, et l'abonnement à des brochures spécialisées sur les évolutions de la musique
numérique. Elle occasionne aussi des frais de déplacements prenant en compte transport et nourriture pour
les visites rendues auprès des structures de la filière.
Les 3 fiches pratiques seront éditées à 200 exemplaires chacune et expédiées par courrier à l'échelle nationale à des 
centres de ressource identifiés. 

● frais de fonctionnement:
Boxson a passé une convention auprès du réseau national d'associations Animafac qui met à notre
disposition un agrément délivré par l'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances,
l'Acsé, nous permettant de bénéficier du statut de service civil volontaire pour 2 personnes. Leur mission
dure 6 mois, l'Acsé prend en charge l'indemnisation à hauteur de 90%.
Parallèlement Boxson s'est doté d'un bureau partagé en location auprès de la pépinière d'association La
Bifurk pour gérer son activité pendant l'année 2008.

● Rencontres/débats aux abbatoirs:


La plupart des intervenants viennent de la région Rhône-Alpes (sacem, labels, artiste, directeur de salle...)
mais il est probable que des personnes viennent de Paris. D'ou un certain cout pour les intervenants (train,
hotel, repas).

● Concerts:
Étant adhérent à la Bifurk, cette dernière finance une partie des frais engendrée par la réalisation des
concerts.