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CAPITAL-RISQUE ET ÉVALUATION D’ENTREPRISE À L’ENTRÉE

Sommaire
1. Contexte ................................................................................................................................... 2

2. Problématique .......................................................................................................................... 6

3. Proposition ............................................................................................................................. 10

4. Objectif .................................................................................................................................. 12

5. Intérêt ..................................................................................................................................... 13

6. Méthodologie ......................................................................................................................... 13

7. Plan ........................................................................................................................................ 14

8. Bibliographie ......................................................................................................................... 15

Rédigé par YABET KOUMTOUDJI ARMEL KEVIN


CAPITAL-RISQUE ET ÉVALUATION D’ENTREPRISE À L’ENTRÉE

1. Contexte
L’activité économique est marquée par une succession d’échanges de biens et de services. Ces
échanges sont rendus possibles par la mise en place de structures dédiées appelées entreprises.
Pour qu’une entreprise soit implémentée, il est nécessaire de passer successivement de l’étape
d’une idée à celle d’un projet, puis de l’étape de projet à l’étape de l’entreprise créée. Seulement,
cette création nécessairement suivie d’une exploitation nécessite un élément fondamental, le
financement sans lequel l’entreprise ne saurait exister. Les problématiques de financement ont
été abordées tant aux plans théorique que pratique.

Sur le plan théorique, on distingue plusieurs écrits qui défendent des principes tenant à la
politique de distribution des dividendes, l’évaluation des entreprises, la décision d’investissement
et de financement en avenir certain, comme incertain, l’analyse de la rentabilité, la théorie du
coût du capital ou le financement du haut de bilan de l’entreprise.

Sur le plan pratique, l’analyse porte sur la contribution en matière de solutions à l’offre de
financement. C’est ainsi que l’on retrouve les méthodes de financement par les proches (love
money), le financement par des micro-institutions telles que les tontines dans un aspect assez
rudimentaire. Plus loin, on a le financement par l’intermédiation, notamment avec les banques et
les institutions de microfinance.

Les techniques de financement de l’entreprise peuvent aussi être regroupées en techniques de


financement du haut du bilan et techniques de financement du bas du bilan. Parmi les techniques
de financement du haut du bilan, on distingue le financement par fonds propres ou par emprunt.

Parmi les techniques de financement du bas du bilan, on distingue le crédit fournisseur,


l’escompte en banque, le découvert bancaire…

Ces techniques peuvent aussi être regroupées en techniques de financement à court terme et
techniques de financement à long terme. Il est également possible de classer les modalités de
financement selon le caractère d’innovation des formules utilisées. On distinguera ainsi les
techniques de financement classiques des techniques de financement originales.

Les techniques de financement classiques regroupent le financement par fonds propres tel que
l’augmentation de capital, le financement par emprunt auprès des établissements de crédit. Les

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techniques de financement originales sont constituées par le capital-investissement ou private


equity, le crowdfunding ou financement participatif ou le business angel.

Enfin, les méthodes de financement plus avancées sont regroupées dans les marchés boursiers ou
marchés organisés qui rentrent dans le cadre de la finance directe à l’ère de la mondialisation.
Toutefois, des méthodes de financement nouvelles se sont insérées sur le marché de l’offre de
financement des investissements. C’est ainsi que le capital-investissement est né, aboutissement
d’une conjugaison du financement couplée à l’intervention effective des apporteurs de fonds
dans le processus de gestion de l’entreprise.

Le financement par le capital- investissement1 n’est pas une technique de financement très
récente dans le monde de la finance. En effet, cette technique remonte à la moitié du 20e siècle
aux États-Unis et certains auteurs remontent l’origine de cette technique au Moyen Âge2. Le
private equity s’est ensuite implanté en Europe vers la fin du 20e siècle et en Afrique.

L’European Venture Capital Association (EVCA, 1990) définit le « venture capital3 »


comme « tout capital investi par un intermédiaire financier dans des sociétés ou des projets
spécifiques à fort potentiel4 ».

Selon Mike Wright (cité ci-dessous), « le capital-investissement est traditionnellement défini


comme l’investissement, à long terme, réalisé par des investisseurs professionnels dans les fonds
propres de firmes nouvelles, non cotées, en contrepartie d’un gain en capital aléatoire complété
par un rendement en dividende. »

Pratiquement, une société de capital investissement entre dans le capital d’une société cible dans
l’objectif de réaliser une plus-value après une période de temps fixée, généralement entre 5 et 7
ans. La société de private equity pose des conditions à son entrée dans le capital de la cible,
notamment en termes de transparence informationnelle pour ce qui du reporting financier

1
Il y a lieu de signaler que les notions de capital-investissement (private equity) et de capital-risque (venture capital)
sont utilisées très souvent par abus. Le capital risque désigne la branche d’activité du capital-investissement qui
s’intéresse aux projets en phase de démarrage.
2
Jean Lachmann (1999), « Capital-risque et capital-investissement », Paris, Economica
3
La définition du venture capital peut être assimilée dans ce cas à celle du capital-investissement. Car, l’AFIC
(Association Française des Investisseurs en Capital a traduit le terme venture par risque, bien que ce mot renferme la
notion d’investissement.
4
Lachmann J., « Capital-risque », in Simon Y. et Joffre P., Encyclopédie de gestion, Economica, Tome 1, 2e
Édition, pp. 286-305
3

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particulièrement, de taux de rentabilité de la cible, de gouvernance dans le conseil


d’administration, mais aussi et surtout de performance car l’entreprise cible doit avoir un
potentiel de croissance élevé.

Le capital-investissement est donc une activité de financement du haut du bilan d’entreprises à


fort potentiel de croissance dans l’optique de la réalisation d’un gain lors de la sortie de
l’investisseur. Cette sortie pouvant se réaliser soit en bourse, soit par une cession à l’entrepreneur
ou à toute autre personne intéressée.

Figure 1 : Schéma de financement d'une opération de capital-investissement (Pougue et Bernasconi,


2013)

Le private equity est une technique de financement « sur mesure » de l’entreprise. Il se base sur
un découpage de l’existence de l’entreprise en cycles d’activités. Ainsi, on distinguera la phase
de lancement, la phase de croissance, la phase de maturité et la phase de déclin de l’entreprise.
Pour chacune de ces phases, le capital risque offre une solution au problème du financement de
l’activité de l’entreprise.

C’est ainsi qu’on distingue le capital-risque ou venture capital pour la phase de lancement, le
capital développement pour la phase de croissance, le capital-transmission ou leveraged buy out
(LBO) pour la phase de maturité, le capital retournement pour la phase de déclin.

Dans le monde, le capital-investissement existe depuis le 20e siècle aux États-Unis d’Amérique
et à la fin du 20e siècle en Europe, notamment en France. Aux États-Unis, c’est le NVCA
(National Venture Capital Association) qui régit ce secteur d’activité, alors qu’en France c’est
l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance) qui est en charge de ce
secteur.

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Particulièrement au Cameroun, plusieurs sociétés de capital-investissement ont été créées. La


1ère est la SNI (Société Nationale d’Investissement) qui a été créée en 1964. Suivie par la SAPA5
(Société Africaine de Prise de Participation) vers la fin des années 1980. Puis, vers la fin des
années 1990, ECP (Emerging Capital Partners), issue d’un fonds d’investissement américain a vu
le jour. En 1998, la CENAINVEST (Central Africa Investment) est créée par AFRILAND
FIRST BANK. En novembre 2000, c’est au tour de la CIC6 (Camship Investment Corporation),
filiale de la Cameroon Shipping Line de naitre. En 2004, I&P (Investisseur et Partenaire pour le
Développement) entre dans le capital de Cameroun Breuvages. En 2007, un autre acteur, Travant
Capital Partners, créée au Nigéria entre en jeu dans l’environnement économique camerounais7.

5
La SAPA, filiale de la CCEI BANK (Caisse Commune d’Épargne et d’Investissement) qui est devenue
AFRILAND FIRST BANK.
6
La CIC a été mise en liquidation depuis l’année 2010. Source : www.sni.cm/fr/portefeuille.php?id=14 ; adresse
consultée le 26 avril 2016.
7
Yves-Alain Pougue, Michel Bernasconi, « Capital-investissement et financement des PME au Cameroun : enjeux
et perspectives », La Revue des Sciences de Gestion 2013/1 (N° 259-260), p. 69-75.
5

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Tableau 1 : Historique des sociétés de capital-investissement au Cameroun ; (Pougue et Bernasconi,


2013)

Le développement des économies émergentes est conditionné par un appui massif des Petites et
Moyennes Entreprises (PME) qui constituent la grande majorité du tissu économique de ces
pays. Toutefois, les promoteurs de ces entreprises font face à de sérieux problèmes tels que le
déficit de financement ou le manque d’assistance dans la gestion de leurs affaires. Le
financement bancaire n’offrant pas ces différentes possibilités aux entrepreneurs, un mode de
financement novateur serait une alternative pour les PME. Le capital-investissement, encore
appelé private equity correspondrait à cette alternative.

2. Problématique
Le capital-investissement s’avère être une source de financement pour l’économie. Il assure la
pérennité de l’appareil de production et la croissance économique des entreprises dans lesquelles
il est appliqué. Le private equity peut être utilisé dans les pays en voie de développement pour

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assurer l’émergence et le développement des ces pays. Pour que les objectifs d’émergence et de
développement économique soient atteints, il est nécessaire que des conditions soient réunies
pour l’épanouissement de l’activité de private equity. Ces conditions s’observent aussi bien sur le
plan général avec une implication des pouvoirs publics, que sur le plan professionnel avec une
diligence de la part des venture capitalists. Ces conditions s’appliquent donc naturellement à
toutes les branches du capital-investissement dont le venture capital.

Dans le processus de financement d’une société cible, le capital-risqueur doit juger de la


possibilité pour l’entreprise cible à satisfaire les attentes de la société acquéreuse. Le venture
capitalist utilise donc des techniques d’évaluation financière afin d’émettre son opinion.

Le financement d’une entreprise repose sur le projet d’investissement qui a été sélectionné en
amont par l’investisseur. Or ce projet doit nécessairement faire l’objet d’une évaluation. La
problématique de l’évaluation d’une entreprise (ou d’un projet d’investissement) se situe au
niveau des déterminants de la valeur qui seront retenus comme base de la valorisation.

Plusieurs théories existent en matière d’évaluation des investissements, notamment la théorie du


coût du capital, la théorie de la signalisation, la théorie de la firme, la théorie de la distribution
des dividendes.

La mise en œuvre de l’activité de capital-investissement nécessite la combinaison de plusieurs


facteurs qui conditionnent le développement de cette source de financement de l’entreprise.

L’évaluation des entreprises est abordée par plusieurs théories financières. Cette évaluation
dépend du contexte économique où l’on se trouve, mais aussi des différentes parties prenantes à
l’opération. C’est ainsi que l’on distingue les méthodes patrimoniales, les méthodes fondées sur
les flux, les méthodes mixtes.

Les méthodes patrimoniales comprennent notamment l’évaluation par l’actif net comptable
corrigé (ANCC).

Les méthodes fondées sur les flux reposent sur l’évaluation des cash-flows ou flux de trésorerie
futurs. On distingue la méthode des Discounted Cash Flow (DCF), la méthode des Free Cash

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Flow (FCF)8. Par ailleurs, plusieurs indicateurs sont utilisés pour évaluer un investissement ou
une entreprise. Parmi ces méthodes on a la VAN (Valeur Actuelle Nette), le TIR (Taux interne
de rentabilité), le pay back ou délai de récupération du capital investi, l’indice de profitabilité.
D’autres méthodes plus affinées ont été mises en place pour évaluer la valeur d’une entreprise.
Parmi celles-ci, on la méthode de l’analyse de sensibilisé, la méthode des comparables.

Les méthodes mixtes9 comprennent la méthode des praticiens ou méthode indirecte ou


allemande, la méthode de la rente de goodwill ou mélode directe ou des anglo-saxons et la
méthode des experts-comptables de l’Union Européenne. D’autres méthodes peuvent également
être utilisées pou valoriser une entreprise, il s’agit de la méthode de l’EVA (Economic Value
Added), la méthode du Pentagon de Mc Kinsey.

De plus, il existe de nouvelles méthodes d’évaluation des entreprises. Elles constituent les
méthodes d’évaluation par analogie. On distingue notamment la méthode d’évaluation par les
multiples boursiers tels que le BPA (Bénéfice Par Action) ou le PER (Price Earning Ratio) ; ou
non boursiers tels que le chiffre d’affaires, le résultat d’exploitation, l’EBIT (Earnings Before
Interest and Taxes). On distingue également les méthodes fondées sur les transactions récentes
relatives au projet à évaluer (J.B. Tournier et J.C. Tournier, 2007).

L’évaluation de l’entreprise dépend également de la présence ou non de la dette dans la structure


financière de la firme. C’est ainsi que la méthode du coût moyen pondéré du capital (CMPC)
peut être utilisée pour évaluer un projet. Également la méthode de la VAN ajustée (VANA), la
méthode des FTDA (Flux de Trésorerie Disponibles pour les Actionnaires) peuvent être utilisées
pour évaluer une entreprise qui est déjà endettée.

Toutefois, l’évaluation d’une entreprise repose sur l’exploitation de documents qui sont
renfermés dans le business plan de la cible. Dans le business plan, se trouvent les informations
portant sur les prévisions de résultats, de besoins en fonds de roulement et de trésorerie, le bilan,
le compte de résultat et le tableau des flux de trésorerie analysés dans le temps. La décision

8
Jonathan Berk et Peter Demarzo (2011), Finance d’entreprise, 2e Édition, Paris, Nouveaux Horizons
9
Jean-Baptiste TOURNIER et Jean-Claude TOURNIER (2007) : Évaluation d’entreprise : Que vaut une
entreprise ?, 4e Édition, Paris, Eyrolles, Éditions d’Organisation

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financière qui devra être prise par le capital investisseur dépendra des déterminants de la
valeur de la cible, qui sont constitués

- du taux d’actualisation retenu,


- des cash flows attendus, et
- de la valeur de l’entreprise ou du projet.

La valeur de l’entreprise est généralement approchée par la méthode des multiples comme un
multiple du CA ou de l’EBE (J. Berk et P. Demarzo, 2011).

Selon Mike Wright10, le processus d’évaluation est susceptible de prendre en compte plusieurs
itérations qui reposent sur des hypothèses concernant l’évolution de la performance future de
l’entreprise, de façon à tester la teneur du scénario pour lequel l’investissement à financer atteint
un TIR acceptable. La source d’information principale des capitaux investisseurs est
l’information financière et comptable qui se retrouve dans le business plan fourni par l’entreprise
cible. La méthode des cash flows qui est très utilisée dans la pratique relève des inconvénients
par rapport au contexte spécifique du capital-risque où, l’environnement dans lequel évoluent les
startups est particulièrement incertain. Mike Wright souligne également qu’il ne serait pas
judicieux d’appliquer la méthode d’évaluation des dividendes, car il est assez rare que les
entreprises en phase de démarrage versent des dividendes substantiels. Il en ressort que l’accès à
l’information est crucial pour que le capital investisseur puisse effectuer de façon pertinent la due
diligence nécessaire à l’évaluation de la cible.

Il s’agira donc de s’intéresser à l’évaluation d’une société cible potentielle lors de la décision
d’investissement d’un professionnel de cette activité. D’où le thème de ce mémoire : « Capital-
risque et évaluation à l’entrée ».

La résolution du problème de l’évaluation d’une société à l’entrée par une société de capital-
investissement nécessite de répondre à la question suivante :

- Quelles sont les conditions ou les facteurs clés de succès qui sous-tendent la bonne
évaluation d’une cible à l’entrée par une société de capital-risque ?

10
Mike Wright, « Le capital-investissement », Revue française de gestion 2002/5 (n°141), p. 283-302.
9

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3. Proposition
La connaissance des points essentiels qui sont sensés guider le capital-risqueur dans sa prise de
décision permettront de mieux cerner la faisabilité financière de l’entrée d’une société de
capital-risque dans une entreprise cible.

D’où notre proposition de recherche :

- Les facteurs déterminants de l’évaluation d’une entreprise adoptés par la société de


capital-risque conditionnent l’entrée de cette dernière dans le capital de la cible.

En d’autres termes, pour qu’une société de capital-risque puisse se décider à investir dans une
entreprise, elle doit maitriser les paramètres que sont :

- Les critères financiers et


- Les critères non financiers11 intervenant lors de l’évaluation de la société cible

Les critères non financiers d’évaluation d’une cible sont ceux qui sont les plus délicats à
exprimer, car ils ne sont pas mesurables en termes quantitatifs, mais plutôt en termes qualitatifs.
Les critères non financiers d’évaluation sont classés en quatre grands groupes selon Tyebjee et
Bruno (Bruno Cavalier, 1994) :

- L’attraction de marché
- La différenciation de produit
- La compétence des gestionnaires
- La résistance à l’environnement

De manière plus détaillée, Zopounidis recense les critères d’évaluation selon l’IDI (Institut de
Développement Industriel) et SIPAREX :

Tableau 2 : Critères d'évaluation selon Zopounidis (1990)

IDI SIPAREX
Qualité de l’équipe Qualité de l’équipe
Crédit fournisseurs Tendance des résultats

11
Bruno Cavalier (1994), Évaluation et financement des entreprises-Application à l’activité de capital-risque,
L.G.D.J., Paris, Université Panthéon-Assas
10

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Résultat disponible Position sur le marché


Aptitude à la cotation Aptitude à la cotation
Indicateur de diversification Aptitude à verser des dividendes
Valeur ajoutée Sécurité de l’information
Chiffre d affaires
Parts de marché (internationales) Sensibilité conjoncturelle
Position sur le marché Tendance du marché
Tendance du marché
Effort de recherche
Chiffre d affaires
In lation
Productivité
Coût du personnel
Source : Bruno Cavalier (1994)

Les critères financiers d’évaluation sont nombreux, pour la réalisation de ce projet de


recherche. De plus, il existe des limites quant à l’utilisation de certains critères financiers. Le cas
des méthodes dites des comparables le montre bien par les inconvénients12 listés ci-après :

- Les entreprises réellement comparables sont rares.


- Cela nécessite l’accès à une information de qualité.
- L’ampleur des ajustements (illiquidité, contrôles et synergies, taille) est subjective
- Le cours de Bourse est une donnée fluctuante et n’est significatif que si la liquidité du
- titre est suffisante.
- La prise en compte d’entreprises étrangères est un facteur de distorsion.
- Il existe des biais spécifiques aux Bourses nationales.
- Si les hypothèses implicites qui portent sur les données des firmes composant
l’échantillon se révèlent erronées, l’évaluation par les comparables sera également fausse.

12
Mondher Cherif et Stéphane Dubreuille (2009), Création de valeur et capital-investissement, Collection
SYNTHEX, Pearson Éducation France, Paris
11

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Par ailleurs, la méthode des comparables :

- Ne permet de prendre en compte que partiellement les éléments qui concourent à la


valorisation d’une entreprise (les investissements sont ainsi valorisés de manière
implicite).
- Ne permet pas de valoriser des stratégies de différenciation à long terme sur un secteur
donné.

Toutefois, cette méthode présente également des avantages (Mondher Cherif et Stéphane
Dubreuille, 2009) :

- Elle est facile à mettre en œuvre.


- Elle est simple, facilement compréhensible et directement applicable.
- La valeur de marché intègre la notion de risque.
- Elle fournit une valeur relativement fiable et précise.
- Cette méthode reflète les perceptions du marché. Ceci constitue un avantage lorsqu’il est
important que le prix traduise ces perceptions, comme dans le cas où l’objectif est de
vendre un actif à ce prix aujourd’hui, comme dans le cadre d’une introduction en bourse.

Nous ne retiendrons que trois (03) critères financiers, à savoir :

- Le taux d’actualisation
- Les cash flows attendus du projet
- La valeur de l’entreprise

Ces trois (03) déterminants seront retenus pour analyser la possibilité pour une société de capital-
risque d’investir dans une société cible.

4. Objectif
Le but de cette recherche est d’apporter une valeur ajoutée à la recherche dans le domaine du
capital-risque. En effet, plusieurs essais ont été effectués en la matière, notamment des essais
portant sur le financement de la PME par le capital-risque13, sur l’évaluation d’une société dans

13
Sonia Christelle Ambeu Apie (2002), « Le financement de la petite et moyenne entreprise par le capital-risque :
cas de la Central Africa Investment », UCAC, Yaoundé
12

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l’hypothèse d’une sortie du capital investisseur14 ou sur la pratique de l’activité de capital-


risque15.

Cette recherche approche le capital investissement dans le domaine particulier du capital-risque,


en posant le questionnement de l’évaluation de sociétés à l’entrée de l’investisseur. Le but est
donc de déterminer quels sont les facteurs déterminants lors de l’évaluation d’une entreprise par
une société de capital-risque. Et dans une certaine mesure, évaluer si les méthodes appliquées par
les sociétés de capital-risque au Cameroun sont efficaces.

5. Intérêt
De façon particulière, le venture capital ou capital-risque correspond particulièrement à la
structure de l’économie du Cameroun, constituée en grande majorité de PME dont l’espérance de
vie est relativement faible. Le capital-risque peut s’avérer être un levier de croissance
économique par le développement des jeunes entreprises ou startups, et ainsi contribuer à la
dynamisation de l’économie.

Pour ce qui est du domaine académique, cette étude pourra contribuer à enrichir la recherche
dans le domaine du capital risque, et ainsi apporter une valeur ajoutée.

Pour ce qui est du domaine professionnel, cette étude pourra contribuer à aider la profession du
capital-risque dans la recherche de la meilleure méthode d’évaluation des sociétés à l’entrée des
investisseurs.

6. Méthodologie
Si évaluer consiste à déterminer la valeur marchande de quelque chose, comment une société de
capital investissement peut-elle procéder pour déterminer la valeur d’une entreprise ? Pour
répondre à cette question de manière scientifique, l’approche ou la posture de recherche qui sera
employée est le constructivisme. Plus précisément, la méthode employée sera l’induction
analytique.

14
Arman Tuekam Kuate (2008), « Capital-investissement et évaluation des entreprises à la sortie Étude de as à
CENAINVEST S.A. », UCAC, Yaoundé
15
Aline Solange Abolo (1998), « La pratique de l’activité de capital-risque : le cas de la Société Nationale
d’Investissement du Cameroun », UCAC, Yaoundé
13

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Il s’agira donc de procéder à une analyse du sujet en le décomposant en éléments élémentaires,


ainsi un objet construit comprenant l’ensemble des déterminants du thème abordé pourra être
obtenu. Concrètement, l’objet construit à la 1ère partie du mémoire contiendra les éléments que
sont le taux d’actualisation, les cash flows attendus et la valeur de l’entreprise.

Ensuite, il s’agira de procéder à une induction en allant du particulier vers le général en 2e partie.
Sur la base de l’objet construit dans la 1ère partie, des travaux seront effectués afin de tester
l’objet dans un environnement pratique. Cet environnement dans le cas d’espèces correspondra à
une société de capital-risque de la place dans le cadre d’un stage académique.

7. Plan
Le plan de développement de cette étude se réalisera de la manière suivante :

Une introduction générale résumera le but de cette recherche. Elle sera suivie par la 1ère partie
portant sur une approche théorique de l’évaluation d’une entreprise à l’entrée par une société de
capital-risque. Dans cette 1ère partie, le chapitre 1 portera sur l’évaluation des entreprises à
l’entrée par une société de capital-risque en recherchant les développements théoriques effectués
dans la matière. Dans le chapitre 2, parmi les méthodes d’évaluation développées au chapitre 1, il
sera retenu les méthodes les plus pertinentes, ainsi que les déterminants de l’évaluation d’une
entreprise par une société de capital-risque. Ces éléments seront synthétisés dans un objet
construit à tester dans la 2e partie.

Une 2e partie portant sur une approche pratique de l’évaluation d’une entreprise à l’entrée par
une société de capital-risque. Dans cette 2e partie, le chapitre 3 portera sur l’évaluation d’une
entreprise à l’entrée par une société de capital-risque de manière pratique, notamment dans le
cadre d’une société de capital-risque dans laquelle un stage aura été effectué. Le chapitre 4 quant
à lui sera orienté sur l’analyse des informations recueillies au cours du stage académique. Ces
informations seront analysées en fonction de la solution théorique proposée au chapitre 2.

Une conclusion clôturera ce travail de recherche en tirant les enseignements de la solution


théorique testée dans un environnement pratique dans le chapitre 4.

- Introduction générale

14

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CAPITAL-RISQUE ET ÉVALUATION D’ENTREPRISE À L’ENTRÉE

- 1ère Partie : Approche théorique de l’évaluation d’une entreprise à l’entrée par une
société de capital-risque
o Chapitre 1 : Développements théoriques sur l’évaluation d’une entreprise
o Chapitre 2 : Méthodes d’évaluation et déterminants de l’évaluation d’une
entreprise à l’entrée par une société de capital-risque
- 2e Partie : Approche pratique de l’évaluation d’une entreprise à l’entrée par une
société de capital risque
o Chapitre 3 : Aspects pratiques de l’évaluation d’une entreprise par une
société de capital risque : Cas de l’entreprise XXX
o Chapitre 4 : Analyse de la pratique de l’évaluation d’une entreprise par une
société de capital-risque à l’entrée par rapport à la théorie
- Conclusion

8. Bibliographie
1. Jean Lachmann (1999), Capital-risque et capital-investissement, Paris, Economica
2. Jean Lachmann, « Capital-risque », in Simon Y. et Joffre P., Encyclopédie de gestion,
Tome 1, 2e Édition, Economica, pp. 286-305
3. Yves-Alain Pougue, Michel Bernasconi, Capital-investissement et financement des PME
au Cameroun : enjeux et perspectives, La Revue des Sciences de Gestion 2013/1 (N°
259-260), p. 69-75.
4. Jonathan Berk et Peter Demarzo (2011), Finance d’entreprise, 2e Édition, Paris,
Nouveaux Horizons
5. Jean-Baptiste TOURNIER et Jean-Claude TOURNIER (2007), Évaluation
d’entreprise : Que vaut une entreprise ?, 4e Édition, Paris, Eyrolles, Éditions
d’Organisation
6. Mike Wright, Le capital-investissement, Revue française de gestion 2002/5 (n°141), p.
283-302.
7. Sonia Christelle Ambeu Apie (2002), « Le financement de la petite et moyenne entreprise
par le capital-risque : cas de la Central Africa Investment », UCAC, Yaoundé
8. Arman Tuekam Kuate (2008), « Capital-investissement et évaluation des entreprises à la
sortie Étude de as à CENAINVEST S.A. », UCAC, Yaoundé

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9. Aline Solange Abolo (1998), « La pratique de l’activité de capital-risque : le cas de la


Société Nationale d’Investissement du Cameroun », UCAC, Yaoundé

10. Bruno Cavalier (1994), Évaluation et financement des entreprises-Application à


l’activité de capital-risque, L.G.D.J., Paris, Université Panthéon-Assas

11. Mondher Cherif et Stéphane Dubreuille (2009), Création de valeur et capital-


investissement, Collection SYNTHEX, Pearson Éducation France, Paris

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